Les 15 Formule 1 les plus moches de l’histoire

Chaque nouvelle saison de F1 apporte son lot d’interprétations audacieuses du règlement, souvent au détriment de l’esthétique. Et l’histoire montre que ce n’est pas nouveau : les grilles de départ du passé regorgent aussi de monoplaces franchement disgracieuses. Voici les 15 Formule 1 les plus moches de l’histoire, selon Top Gear. Pour bien comprendre les catégories de monoplaces, lisez aussi F1, F2, F3 : ce que ces trois lettres veulent vraiment dire.

Eifelland (1972)

Günther Hennerici avait fait fortune dans les caravanes. Il décide alors d’engager une F1 en 1972, sur base de March, avec une carrosserie dessinée par Luigi Colani. Surchauffe, fiabilité douteuse et surtout un physique… difficile à défendre, avec son unique rétroviseur central perché sur un périscope.

Monoplace Eifelland de 1972 en noir et blanc
Eifelland (1972). Photo : Top Gear

Ensign N179 (1979)

Non, ce n’est pas un escabeau posé sur le nez, mais les radiateurs. Une idée originale, qui n’a rapporté aucun point en 1979.

Monoplace Ensign N179 rouge avec radiateurs sur le nez
Ensign N179 (1979). Photo : Top Gear

Ferrari 312 B3 Spazzaneve (1973)

Même Ferrari a ses moments de faiblesse. Surnommée « chasse-neige » pour son museau large et plat, la Spazzaneve a d’abord été abandonnée et son concepteur Mauro Forghieri écarté. Revue pour 1974 avec Forghieri de retour, la 312 B3 signe un doublé à Buenos Aires avec Niki Lauda et Clay Regazzoni.

Prototype Ferrari 312 B3 Spazzaneve rouge et blanc exposé
Ferrari 312 B3 Spazzaneve (1973). Photo : Top Gear

Ligier JS5 (1976)

Surnommée « la théière » en raison de son énorme prise d’air au-dessus du pilote, la Ligier JS5 n’avait rien d’élégant. Elle a pourtant signé trois podiums en 1976, et Jacques Laffite offrira à l’équipe française sa première victoire l’année suivante.

Ligier JS5 bleue de 1976 avec sa grande prise d'air
Ligier JS5 (1976). Photo : Top Gear

Williams FW41 (2018)

En 2018, le halo de protection devient obligatoire. Pilotes et fans le détestent, et la Williams FW41 en propose l’une des intégrations les moins heureuses, malgré sa livrée Martini. Depuis, son efficacité pour éviter des blessures graves a fait taire la plupart des critiques.

Williams FW41 aux couleurs Martini avec son halo
Williams FW41 (2018). Photo : Top Gear

March 711 (1971)

Son aileron avant s’inspirait de l’aile elliptique du Spitfire. Bonne idée sur un avion, beaucoup moins quand l’aileron est posé sur le nez comme un plateau à thé.

March 711 rouge de 1971 avec aileron avant en forme de plateau
March 711 (1971). Photo : Top Gear

Mercedes W13 (2022)

Avec le retour de l’effet de sol en 2022, Mercedes a réduit ses pontons au strict minimum. Résultat : une voiture qui semble avoir fondu au soleil, et surtout qui ne fonctionnait pas, Hamilton et Russell luttant contre le marsouinage toute la saison.

Mercedes W13 de 2022 en piste
Mercedes W13 (2022). Photo : Top Gear

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Brabham BT34 (1971)

Pilotée par le double champion du monde Graham Hill, la BT34 était surnommée « pince de homard » pour ses deux radiateurs avant. Sa livrée vert et jaune n’arrangeait rien, et elle n’a marqué que sept points.

Brabham BT34 de 1971 avec ses radiateurs avant en pince de homard
Brabham BT34 (1971). Photo : Top Gear

Aston Martin AMR21 (2021)

Aileron avant ondulé, touche de rose sur un vert verdâtre : l’AMR21 avait de quoi donner le mal de mer.

Aston Martin AMR21 verte de 2021 en piste
Aston Martin AMR21 (2021). Photo : Top Gear

Arrows A2 (1979)

Techniquement intéressante avec son effet de sol, l’A2 ressemblait à une barre chocolatée géante dans sa livrée toute dorée. Difficile à piloter, elle a été remplacée en cours de saison par le châssis précédent.

Arrows A2 dorée de 1979
Arrows A2 (1979). Photo : Top Gear

Williams FW26 (2004)

Avec son superbe V10 BMW de 3,0 litres et des essais prometteurs, la FW26 de Ralf Schumacher et Juan Pablo Montoya avait du potentiel. Mais son museau en « nez de morse » s’est révélé si inefficace qu’il a été remplacé après 12 courses.

Williams FW26 de 2004 avec son nez de morse
Williams FW26 (2004). Photo : Top Gear

Honda RA108 (2008)

Aileron « oreilles de Dumbo » et appendices dans tous les sens : la RA108 de Jenson Button annonçait une saison difficile. Honda quittera la F1 à la fin de l’année, et l’équipe deviendra Brawn GP, championne du monde en 2009.

Honda RA108 de 2008 avec son aileron en oreilles d'éléphant
Honda RA108 (2008). Photo : Top Gear

Tyrrell P34 (1976)

Six roues, dont quatre petites à l’avant : personne n’avait vu venir la P34. Innovation radicale, elle a pourtant offert un doublé à Jody Scheckter et Patrick Depailler au Grand Prix de Suède 1976.

Tyrrell P34 à six roues de 1976
Tyrrell P34 (1976). Photo : Top Gear

Caterham CT05 (2014)

En 2014, le règlement impose des nez abaissés de 365 mm, et les ingénieurs y répondent par des appendices disgracieux. La Caterham CT05 remporte la palme de la laideur cette année-là, de peu devant la Force India VJM07.

Caterham CT05 verte de 2014 avec son nez abaissé
Caterham CT05 (2014). Photo : Top Gear

Le « dark mode » de 2024

En 2024, pour gagner quelques grammes, la plupart des équipes ont laissé une grande partie du carbone sans peinture. Résultat : un plateau de voitures noires presque impossibles à distinguer, entre elles comme de la piste.

Monoplace de F1 de 2024 à la livrée majoritairement en carbone noir
Le « dark mode » de 2024. Photo : Top Gear

La laideur, rançon de l’innovation

Derrière ces silhouettes improbables se cachent souvent des idées techniques audacieuses, parfois géniales, parfois ratées. La Tyrrell P34 a gagné, la Ligier JS5 a mené l’équipe vers la victoire et la Ferrari Spazzaneve a donné naissance à une voiture gagnante. En F1, la beauté n’a jamais fait gagner de course, mais elle reste dans les mémoires. La laideur aussi, visiblement.

Source : Top Gear.

Questions fréquentes sur les Formule 1 les plus moches

Quelle est la Formule 1 la plus étrange de l’histoire ?

La Tyrrell P34 de 1976, avec ses six roues dont quatre petites à l’avant, reste la plus célèbre. Elle a pourtant gagné le Grand Prix de Suède 1976.

Pourquoi la Ligier JS5 est-elle surnommée la théière ?

A cause de son énorme prise d’air placée au-dessus de la tête du pilote, qui lui donnait une silhouette de théière.

Pourquoi les F1 de 2014 avaient-elles des nez si étranges ?

Le règlement de 2014 imposait des nez beaucoup plus bas pour des raisons de sécurité. Les équipes ont répondu par des appendices très disgracieux pour préserver l’aérodynamique.

Pourquoi les F1 de 2024 étaient-elles si noires ?

Les équipes ont laissé une grande partie de la fibre de carbone sans peinture pour gagner du poids, ce qui rendait les voitures difficiles à distinguer.

Qu’est-ce que le halo en Formule 1 ?

C’est un arceau de protection en titane placé au-dessus du cockpit, obligatoire depuis 2018, qui protège la tête du pilote en cas d’accident.

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