Lancia Delta 836 HF turbo

Un beau soir d’été, nous (François et marguerite), attendions notre pizza quand tout à coup un bruit évocateur d’une voiture en train de passer nous intrigua. Il faut dire que les moteurs turbo essence ne courent pas spécialement les rues ! Par contre, impossible de mettre un nom sur cette voiture, la ligne nous était inconnue et la voiture trop loin pour lire quelconque sigle. Le hasard faisant bien les choses, le mystère fut levé lorsque nous  rencontrâmes cette même voiture lors du Roms Racing Meet quelques jours plus tard. Gaspard, son propriétaire, nous présente aujourd’hui sa belle Lancia Delta.

Une voiture mal connue, mal aimée… le succès de la Lancia Delta intégrale HF a su attirer toute l’attention du public grâce à son palmarès ; elle s’est imposée et réimposée avec ses dix titres de championne du monde dont huit consécutifs… Elle n’a pas su transmettre sa popularité internationale et son efficacité à ses descendantes, dont la mienne.

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Je présente donc une voiture assez méconnue dans l’histoire de l’automobile italienne : la Lancia Delta 836 HF turbo, dite HPE HF. Elle hérite du moteur Lampredi 2.0 16 soupapes turbo (Garrett T3) d’environ 200 chevaux de l’intégrale. Elle perd malheureusement la transmission intégrale mais la balance reste équilibrée grâce à un torque control autobloquant de très bonne facture, qui canalise parfaitement les canassons sur le train avant lorsqu’ils chantent de concert ! Et les ingénieurs FIAT ont astucieusement copié le châssis de la Renault Clio 2 qui s’avère excellent en courbe, ce qui en fait une auto à redouter sur circuit comme sur les côtes piémontaises ou alpines…

La voiture est plutôt typée familiale en aspect extérieur et agrément de conduite grâce au couple agréable en bas régime. Mais lorsque le rythme s’accélère pour une attaque sportive, le châssis se met en mode sport et les suspensions deviennent très fermes, la direction durcit et le turbo donne au moteur un souffle exceptionnel qui fait passer l’aiguille de 3000 à plus de 6000 tours minute sans qu’on s’en rende compte (gaffe au rupteur !!)… La familiale se transforme donc très vite en sérieuse concurrente pour les Impreza WRX, Clio RS, Mégane RS, 207 THP… Mais… tout à un coût ! la consommation d’essence augmente de façon exponentielle !

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Le moteur est fragile, le temps de chauffe est primordial (imaginez qu’on vous tire du lit à 5h du matin et qu’on vous fasse faire un 100m de sprint direct, je ne pense pas que vous apprécieriez !), de quoi faire profiter de sa sonorité envoûtante, à mi-chemin entre un 4 en ligne et un flat 4, quelques temps avant de prendre la route, sentir le moteur chauffer en même temps que l’excitation et l’adrénaline qui grimpent. Et lorsque le sport est terminé, le turbo doit reprendre haleine avant de couper le moteur. C’est une description rapide d’une voiture qui a été produite de 1995 à 1999 dans les usines piémontaises de Turin. Mon auto de 1997 a dépassé les 100 000 kms il y a peu, le moteur et le turbo sont neufs usine FIAT, à cause d’un dé-jaugeage dans une courbe rapide avec un niveau d’huile insuffisant…

Quelques autres photos :

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